La mer Méditerranée, un fort potentiel pour les énergies bleues

//La mer Méditerranée, un fort potentiel pour les énergies bleues

Med-Blue-EnergyWebOrganisé par la Commission Interméditerranéenne de la CRPM en collaboration avec la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans le cadre du projet COM&CAP MarInA-Med (Programme MED 2007-2013), le séminaire « Énergies bleues en Méditerranée » s’est tenu à Marseille le 10 décembre 2014. L’événement a rassemblé plus de 80 participants issus des autorités locales et régionales, du secteur public et privé, d’universités et centres de recherche, ainsi que de la Commission européenne, Ocean Energy Europe et Ocean EraNet. Les débats portaient essentiellement sur les recherches en cours et les résultats des « Med Maritime Integrated Projects », afin de déterminer le niveau de développement des énergies bleues dans ce bassin maritime et les perspectives possibles de leur mise en œuvre en termes de financement, conditions-cadres (planification de l’espace maritime) et échanges de bonnes pratiques.

Comme l’a souligné le représentant de la Commission européenne, Christos THEOPHILOU, « les énergies bleues s’inscrivent parfaitement dans le cadre de la politique maritime intégrée de l’Union européenne ainsi que dans la stratégie pour la croissance bleue ». En effet, au-delà des bénéfices pour l’environnement grâce à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, « le secteur de l’énergie bleue pourrait contribuer à la création d’environ 10 500-26 500 emplois permanents et de 14 000 emplois temporaires d’ici 2035. »

Dans cette perspective, les cinq « Med Maritime Integrated Projects » présents, à savoir BLUENE, ENERCOAST, SMART-PORT, Med-IAMER et CorINTthos, ont permis d’identifier des zones en Méditerranée adaptées à la mise en œuvre de différents types d’infrastructure pour les énergies marines (marémotrice, éolienne, solaire, thermique, etc..), et leur mise en perspective en ce qui concerne les ressources financières disponibles et les éventuelles incitations politiques.

En effet, bien que la mise en œuvre soit peu avancée, les énergies bleues semblent bien adaptées à l’espace méditerranéen et peuvent se combiner avec d’autres secteurs d’activités comme les chantiers navals pour la construction de dispositifs ou l’aquaculture, les transports et les ports… pour l’utilisation de l’énergie produite. Néanmoins, il reste des progrès à accomplir en matière de considérations environnementales et d’acceptation sociale, et pour favoriser une plus grande participation des investisseurs. L’énergie bleue est effectivement un secteur coûteux et à risque qui rencontre des limites en termes d’infrastructure et de contraintes administratives. D’où la nécessité de la part des fonds européens régionaux, des secteurs public et privé et autres parties prenantes de conjuguer leurs efforts pour surmonter ces obstacles afin de mobiliser et optimiser les ressources pour le développement de l’énergie bleue en Méditerranée.

Dans cet esprit, il convient de souligner que les énergies bleues font partie des actions pour lutter contre le changement climatique, et pour l’adaptation. Les autorités locales et régionales y sont très sensibilisées et ont la volonté d’agir. Une participation renforcée des Etats membres dans ce processus doit permettre une mise en place d’initiatives plus rapides et cohérentes, ce qui constitue un point d’amélioration pour l’avenir.

2016-12-02T14:28:54+00:00